Visuel de l'article Immobilier Décider de louer ou acheter sa résidence principale

Immobilier : Décider de louer ou acheter sa résidence principale ?

Comment se décider entre louer ou acheter sa résidence principale ? Voici quelques pistes de réflexion pour orienter ce choix de vie.

Différents facteurs pour orienter son choix

Chaque projet immobilier est différent. Mais d’une manière générale, certains critères sont à analyser.

Il y a d’abord des aspects financiers et de coûts à prendre en compte… :

  • Dans quelle ville je souhaite m’installer, et de fait, quels sont les prix de l’immobilier dans cette ville en fonction de la surface habitable recherchée ?
  • Quels efforts financiers suis-je prêt à consacrer pour me loger et quelle est ma capacité d’emprunt bancaire ?
  • Quelles sont les charges supportées par le fait d’être propriétaire (impôts locaux, dont la taxe foncière notamment) ?

… Viennent ensuite des questions plus personnelles :

  • Quelle est ma situation professionnelle et sa stabilité ?
  • Quel cadre de vie je recherche ?
  • Est-ce que je pense rester quelques années installé(e) dans la même ville, ou est-ce que je suis sujet à la mobilité et désire donc bénéficier de plus de « liberté » afin de pouvoir déménager rapidement quand je le souhaite ?

Opter pour l’achat de sa résidence principale

Devenir propriétaire de son logement principal avant tout ? L’achat d’un bien immobilier constitue bien souvent une des étapes clés d’un projet de vie personnel pour beaucoup de personnes. D’ailleurs, les Notaires de France ont observé que 72 % des Français estiment qu’il est impératif de devenir propriétaire avant la retraite, et que 43 % jugent que l’on n’aurait pas véritablement réussi sa vie si l’on n’obtient pas ce statut !

Alors, est-il préférable d’acheter ou louer ? Car, selon votre situation, devenir propriétaire de sa résidence principale n’est pas toujours l’alternative la plus économique… En effet, acheter engendre de nombreuses dépenses importantes :

  • Souscrire à un crédit immobilier, dans le cadre duquel les banques réclament généralement un apport personnel d’environ 10% de la somme du bien à acquérir, permettant de couvrir notamment les frais de notaire ainsi que les frais de garantie,
  • Souscrire à une assurance habitation obligatoire,
  • Supporter le coût des éventuels travaux de rénovation si vous achetez dans l’ancien,
  • Payer vos impôts locaux (taxe foncière, taxe d’habitation).

À parcourir : En complément, découvrez notre article Estimer le coût total d’un achat immobilier.

Mais toutes ces dépenses peuvent être amorties, à condition de conserver votre bien quelques années, mais aussi que les prix de l’immobilier de votre lieu de résidence ne se soient pas encore envolés car cela pourrait vous rapporter au moment de la revente (pour rappel, la vente d’une résidence principale est exonérée de tout impôt au titre des plus-values, quel que soit le type de bien vendu) !

Par ailleurs, l’acquisition d’un bien immobilier comme résidence principale demeure une valeur refuge et excepté quelques grandes villes, l’achat reste moins coûteux qu’une location similaire pour se loger. Cela permettant en outre de se constituer un patrimoine immobilier.

À savoir : L’accès aux crédits immobiliers n’est pas seulement limité aux jeunes actifs, puisque les plus de 50 ans constituent aujourd’hui un segment de clientèle qui intéresse également les banques. Parcourez notre article Y a-t-il un âge limite pour acheter un bien immobilier ?

Choisir de louer sa résidence principale

Le vieil adage considère que louer son logement principal revient à jeter son agent par les fenêtres. Car la location, elle aussi, engendre de nombreux coûts :

  • Payer des frais d’agence lors de la location du bien, et cela représente un coût important en dépit du fait que les frais d’agence soient plafonnés par la loi Alur,
  • Déposer une garantie financière auprès de votre bailleur, qui servirait à couvrir la mise en oeuvre de travaux de réparation ou encore les éventuels loyers impayés par le locataire,
  • Régler une partie du loyer au prorata selon la date à laquelle vous entrez dans le logement,
  • Payer une taxe d’habitation (suppression totale prévue d’ici 2023),
  • Souscrire à une assurance habitation obligatoire,
  • Considérer des frais supplémentaires pour louer un garage en plus, une place de parking ou encore un abonnement aux stationnements payants de votre quartier.

Cependant, la « rentabilité locative » s’obtient en calculant la différence entre vos revenus et vos coûts. Car louer peut s’avérer rentable si vous placez votre argent disponible sur un produit financier intéressant (livret ou assurance vie). En effet, louer ne rapporte rien dans les faits, mais peut parfois vous faire perdre moins d’argent qu’un achat puis une revente si vous optez pour des placements alternatifs.

Par ailleurs, même si les prix de l’immobilier poursuivent leurs hausses, les prix des loyers augmentent quant à eux de manière plus raisonnable selon la ville dans laquelle vous souhaitez emménager.

Toutefois, c’est dans la durée que l’amortissement d’une location ou d’un achat rend son verdict ; plus vous avez l’intention de rester longtemps dans votre bien, plus il demeure intéressant d’acheter !

Alors, prêt(e) à choisir entre louer ou acheter votre future résidence principale ?!

Vous pourriez également aimer...